|
|
DR
Allez voir la Femme du Ve !
Etes-vous allés voir
La Femme du Ve ? [dire
Cinquième] Le film de Pawel Pawlikowski
se veut une adaptation très libre du livre de
Douglas Kennedy. Le cinéaste et son
chef-opérateur ont décidé de nous faire
perdre pied dès les premiers plans
alors,
plongez, et vite : pas sûr qu'il reste de nombreuses
semaines sur les écrans.
« Je le savais, tu as la même vue que
moi ! » dit l'écrivain à sa
fille Cloe. Et c'est vrai que les arrière-plans sont
carrément flous ; notez tout de même le travail
du décorateur, Benoît Barouh,
était assistant-décorateur et a modelé
les boules magiques de La Double vie de
Véronique !
Kristin Scott Thomas lance à Ethan Hawke
(Gattaca !) une phrase-clé,
évoquant les derniers déboires du héros
: « Si tu te débrouille bien, tu as
toute la matière d'une
tragédie
».
Allez donc voir La Femme du Ve
avant
qu'elle s'évanouisse (toujours en salles en
février 2012).
> > > interview
de Pawek Pawlikowski
> > > bande
annonce Femme du Ve

Une scène qui ressemble
étrangement à une séquence de
Véronique à Clermont
Et il y en a
d'autres. DR/Twentieth Century Fox France
ACTU : Another Earth : en attendant la
dernière image !
Non, nous ne vous raconterons pas le film de
Mike Cahill, ni le dernier plan.
Pourtant, c'est sûr, le film est bien plus qu'un
hommage lointain
à La Double vie de Véronique que
le réalisateur a citée dans plusieurs
interviews.
Le film entier, bien que construit suivant un rythme et avec
un style personnel, ne cesse de marcher dans les traces de
Kieslowski. Avec talent
lire
la suite
DR
Essential Killing : l'essentiel est
ailleurs !
Essential Killing, le
dix-huitième film de Jerzy Skolimowski, sorti
le 6 avril 2011 sur les écrans français,
pourrait ressembler au pire à un remake polonais du
Fugitif, au mieux à un réquisitoire
contre les exactions américaines. Mais il n'en est
rien ! Le cinéaste n'avait pu être
présent pour l'avant-première à
laquelle nous avions assistée le mois dernier, et
où le public était très divisé
et virulent dans ses débats (ce qui montre au
moins la force du film !). Interviewé dans
l'émission Cosmopolitan diffusée le 3
avril sur France Inter, il avertissait :
« s'il vous plaît, ne considérez
pas ce film comme un commentaire politique ! Je me
fiche de la politique, ne prend parti pour personne
» .
Oui, la force d'Essential Killing est ailleurs, dans
cette interminable scène de fuite qui illustre
magistralement jusqu'où peut aller un être
humain opprimé, quel qu'il soit. L'homme ne
s'échappe qu'en retombant dans le piège d'une
nature belle mais hostile, montrée aussi bien dans
des scènes saisissantes, des paysages superbes que
dans le quotidien trivial d'un homme affamé,
blessé et poursuivi sans relâche. On retient
son souffle pendant une heure et demi, puis on
s'interroge.
L'émission de France Inter apportait d'autres
révélations. Tandis que l'animatrice encensait
le film, d'une « beauté
sidérante », qui « impose
la nature dans toute sa force » et dont elle a
apprécié la force, la cruauté avec en
même temps « des scènes presque
magiques et des évocations proches des contes de
fées », Jerzy Skolimowski s'expliquait,
en anglais, sur son film : « Nous avons
tourné dans un lieu magnifique que j'avais choisi
avec attention [
] mais je ne
voulais pas qu'il soit défini, ce pouvait être
n'importe où. »
Interrogé sur le fait que le personnage se retrouve
dans un camp qui sembe tout de même être
situé en Pologne, il confirme la
véracité
historique : « Il y avait des camps,
en 2022 et 2003, où la CIA transportait des
prisonniers, pas seulement en Pologne mais en Lithuanie et
en Roumanie. Seul le gouvernement lithuanien l'a
admis. » Pour Jerzy, peut importe le lieu, ce
qui est important c'est « l'histoire qui montre
la métamorphose d'un être humain en
animal. » Et quand on lui demande pourquoi
Mohammed s'accroche ainsi à la vie, il
commente : « C'est l'instinct : certaines
personnes feraient n'importe quoi pour survivre, alors que
d'autres céderaient, se laisseraient
aller. »
Quand il doit justifier la scène où le fugitif
se jette sur une femme, écarte son bébé
violemment et, sous la menace d'une arme, tête ses
seins., Skolimowski avoue que c'est une des scènes
les plus audacieuses, mais qu'il faut bien se mettre dans la
peau de quelqu'un qui n'a pas mangé ni bu depuis
plusieurs jours.
Justement, Paula Jacques fait remarquer que cette
façon de filmer fait qu'on ne peut s'empêcher
d'être du côté du Taliban. Skolimowski
est catégorique : « je n'ai aucune
empathie pour lui, je ne l'aime même pas.
Peut-être même que je n'aime pas Vincent
Gallo [NDLR: qui joue le
personnage] !
» mais,
« il mérite sûrement de survivre,
même si la situation est sans
issue ».
Quant à la rencontre, à la fin du film, de la
femme muette (Mathilde Seignier), la seule qui l'aide, le
recueille et le soigne alors qu'il est blessé,
à demi-mort de froid et d'épuisement :
« il me semblait que je devais au public un
moment de pitié : que l'environnement
du personnage soit totalement hostile, il devait rester une
lueur d'espoir. » Tout cela sans dialogue, ce
qui évite là encore de situer l'action trop
précisément.
Sortie nationale le 6 avril 2011 : allez-y !
[am, 03/04/11]
Jerzy
Skolimowski sur France Inter
Jerzy Skolimowski était
l'invité au Festival Paris Cinéma pour une
rétrospective complète de ses uvres
(15 longs et 5 courts) durant deux semaines à partir
du 2 juillet. Avec une rencontre avec Jerzy
Skolimowski le mardi 7 juillet à 19H30 au Nouveau
Latina à Paris.
Paris
Cinéma : programme
rétrospective Skolimowski
|

Contre-plongée sur
Malgorzata Szumowska, la
réalisatrice, après la première
parisienne de Elles (© a.martin)
Elles : au-delà des
apparences
1er février 2012, sortie
d'Elles en salles. Nous étions à
la première du film, le 31 janvier à Paris,
pour rencontrer l'équipe et nous faire une
idée plus précise du film de Malgorzata
Szumowska, la réalisatrice des sensibles
Ono ou de 33 scènes de la vie (33
sceny z zycia/2008) et qui avait d'ailleurs
commencé par Sept leçons d'amour
(Siedem lekcji milosci, un
court-métrage de 1999).
> > > Nos
commentaires et ceux de l'équipe

Ouvert le 6
février
un bon départ !
(© a.martin)
Les
éditions Malavida se rapprochent d'IrenKa
Bonne
nouvelle : nous sommes voisins ! L'éditeur
et distributeur Malavida, connu notamment pour son
important catalogue de réalisateurs polonais,
tchèques et slovaques (pas de Kieslowski mais
Munk, Has, Skolimowski, Wajda, etc.), s'installe au 6
rue Houdon à Paris, c'est-à-dire à la
même adresse qu'Alain Martin et les éditions
c/o IrenKa. Nous serons amenés à en
reparler prochainement, la société ayant
à cur d'aménager l'endroit (boutique et
bureaux) en un lieu convivial
> > > SIte éditions Malavida

© DR
Kieslowski et Zanussi à la
Kino Polska 2011
Une nouvelle édition de Kino Polska,
festival du film polonais « Spécial
Cannes », se déroule du 7 au 13
décembre à Paris, organisée par
l'Institut polonais de Paris. Nombreux films
classiques cultes ou découvertes des jeunes
réalisateurs, séances jeunes, etc. De
l'influence du Festival de Cannes sur la destinée de
films et de réalisateurs polonais.
Naturellement, on y retrouvera donc la projection de
Tu ne Tueras point de Krzysztof Kieslowski le
samedi 10 décembre (18h30), un choc à Cannes
en 1988, et le même jour à 15h30, la
Structure du Cristal de Krzysztof
Zanussi, film emblématique de ce proche de
Kieslowski ; le réalisateur sera
présent.
Reflet Médicis, 3 rue Champollion.
> > > Le plus : deux masterclasses avec
Krzysztof Zanussi le samedi 10 décembre
à 14h, et Andrzej Zulawski le 11
décembre à 14 h !
A noter : la venue des principaux grands
cinéastes classiques : Roman Polanski, Jerzy
Skolimowski, Krzysztof Zanussi, Andrzej
Zulawski
>
> > Frogramme
KinoPolska 2011
|

Les éditions IrenKa vous proposent trois
livres déjà parus. Et d'autres
titres en préparation !
Tous les ouvrages IrenKa sont brochés, dos
carré collé, abondamment illustrés et
avec signet.
Contact
c/o Irenka :

F R A N C E
|
|
|


DR
|
La Double
vie de Véronique, au cur de Kieslowski
(par Alain Martin, avec la collaboration de Caroline
Cottier)
Paru en 2006, c'est une
documentation complète et sans équivalent sur
le film charnière de Kieslowski, par son contexte :
le premier tourné hors de Pologne par le
réalisateur, peu après la réunification
de l'Europe, mais aussi par son sujet : la rencontre
étrange (et peut-être inventée ?)
de deux jeunes femmes, la Polonaise Weronika et la
Française Véronique. De nombreux
témoignages, documents et photos du film et de
plateau, pour la plupart inédits en font une
étude précieuse et toujours
d'actualité.
> 212 pages, noir et couleurs, 15 x 21 cm, ISBN
2-9522785-1-2 (20 euros).
Commander
en ligne (carte, sécurisée, paypal
"vérifié") ou par chèque ou
virement.
«La
Double vie de Véronique, au cur du film de
Kieslowski » est aussi en librairies
spécialisées cinéma
10
bonnes raisons de le lire (.pdf) sommaire, informations
|
VIngt ans
après
Vingt ans après la sélection de
La Double vie de Véronique pour le
Festival de Cannes 1991, quinze ans après la mort de
Krzysztof Kieslowski, dix ans après le
lancement du site IreneJacob.net, cinq ans
après un nouveau site : Kieslowski.eu, un an
après la parution de Krzysztof Kieslowski,
l'autre regard, et avant de replonger dans d'autres
projets, le site IrenKa.com se veut plus simple, avec
une nouvelle navigation et le regroupement d'informations
jusqu'à présnet réparties sur plusieurs
sites.
Il faudra patienter encore un peu pour des traductions
anglaises et polonaises
mais l'impulsion est
donnée, en ce nouveau printemps. Alors, bonne
navigation.
Vous pouvez, comme par le passé, nous contacter pour
d'autres infos à nous proposer ou que vous
rechercheriez, quelquepart entre Pologne et France.
Bon printemps, bon(s) festival(s). A commencer par une belle
programmation de moyens métrages dont une
sélection de films polonais et pendant une semaine
à Brive (France). C'est ici, organisé par la
Société des Réalisateurs de Films.
Bien à vous,
alain martin [30/03/11]
|